Une tentative avait initialement été prévue pour vendredi. Mais les responsables de la mission ont décidé de donner plus de temps aux ingénieurs pour résoudre le problème. La nouvelle tentative ne pourra donc pas avoir lieu avant samedi, au plus tôt.
"Nous avons besoin de plus de temps", a indiqué LeRoy Cain, président de l'équipe de contrôle de la mission.
Deux des quatre capteurs du réservoir d'hydrogène liquide indiquent qu'il est vide alors qu'il y a du carburant à l'intérieur. Trois capteurs doivent fonctionner correctement pour autoriser le vol, a précisé le porte-parole de la NASA, Paul Foerman.
Ces capteurs sont essentiels pour s'assurer que les trois principaux moteurs de la navette ne s'éteignent pas trop tôt ou trop tard pendant le décollage. De telles anomalies ont déjà entraîné le report de lancements par le passé, notamment en septembre 2006.
La navette Atlantis doit emporter vers la Station spatiale internationale (ISS) le laboratoire européen Columbus, résultat de vingt-cinq ans de travaux. Deux astronautes européens, dont le Français Léopold Eyharts et l'Allemand Hans Schlegel, voyageront à son bord.
Le module de sept mètres, qui a coûté environ deux milliards de dollars (1,3 milliard d'euros), constitue l'apport européen le plus important à l'ISS, affirme l'Agence spatiale européenne (ESA). Hans Schlegel aidera à l'installer et à le raccorder à la station au cours de deux des trois missions dans l'espace prévues, tandis que Léopold Eyharts prendra une part importante à son activation. L'astronaute français ne devrait pas revenir sur Terre avant le mois de février.
Columbus sera utilisé pour des expériences pour la recherche pluridisciplinaire, notamment en biologie, physiologie, science des matériaux ou en physiques des fluides, détaille l'ESA.
L'ESA poursuivra sa contribution à l'ISS en envoyant au début de l'année prochaine le "véhicule de transfert automatique" Jules Verne, qui approvisionnera la station en aliments, en oxygène et en eau.