Ces pourparlers, organisés sous l'égide des Nations unies et de l'Union africaine, ont débuté samedi à Syrte en l'absence des principaux mouvements rebelles, le Mouvement pour la justice et l'égalité (MJE) et les groupes de l'Armée de libération du Soudan-Unité (ALS-Unité).
Pour sortir les négociations de l'impasse, des médiateurs ont été envoyés au Darfour pour convaincre les mouvements rebelles récalcitrants. Ce processus pourrait prendre environ trois semaines, selon jan Eliasson, médiateur en chef de la délégation onusienne.
Après avoir initialement jugé "inacceptable" tout report des négociations suite à l'absence des rebelles, le gouvernement soudanais a modifié jeudi sa position.
"Les négociations directes entre le gouvernement et les mouvements armés du Darfour débuteront en décembre prochain", a annoncé le porte-parole de la délégation gouvernementale, Abou Zaid al-Hassan, cité par l'agence officielle SUNA. Il a précisé que les prochaines semaines seraient "dédiées à l'évaluation" de la situation.
L'ONU et l'UA avaient initialement fait savoir qu'il n'y aurait aucun ajournement des pourparlers en dépit de l'absence des rebelles. mais le porte-parole de la médiation Ahmed Fawzi a indiqué jeudi qu'il pourrait y avoir des périodes de "suspension" du processus de négociations.