Le Parti démocratique des peuples (PDP) l'a emporté dans cinq Etats, notamment celui de Rivers où un journaliste de l'Associated Press a vu samedi des responsables électoraux bourrer les urnes, alors que des bureaux de vote restaient fermés et que peu d'électeurs se pressaient pour participer au scrutin.
La commission électorale a annoncé une participation de près de 90% en annonçant que le parti au pouvoir l'avait emporté avec environ 90% des voix dans cet Etat, dans le sud du pays. Le responsable qui publié les résultats dans la capitale de la région, Port Harcourt, n'a pas répondu aux questions de l'Associated Press.
Un homme d'affaires de 42 ans, Steven Amakiri, s'est étonné de ces résultats. "Ce n'est pas vrai, comment peuvent-ils dire cela?", a-t-il interrogé. Les habitants de la région sont "respectueux des lois. Mais si on les met dos au mur, ils se vengeront".
Par ailleurs, deux partis d'opposition ont obtenu la majorité dans deux autres régions.
Le scrutin s'est déroulé dans un calme relatif samedi dans la majeure partie du pays, même si de nombreux électeurs ont attendu pendant des heures devant des bureaux de vote qui ont ouvert avec retard. Dans certains secteurs, des fraudes ont été constatées. La présidentielle est organisée samedi prochain.
Le chef de la police nationale Sunday Ehindero a appelé au calme dimanche en annonçant un premier bilan des violences. Vingt-et-une personnes, dont un certain nombre de policiers, ont été tuées samedi. Par ailleurs, 218 individus ont été arrêtés.
"Certains partis vont gagner et d'autres partis vont perdre", a-t-il déclaré à la télévision publique. "Les perdants devront être galants dans la défaite", a-t-il lancé.