Aux dires du ministre provincial de l'Energie, Jack Keir, le rapport, préparé par un consultant indépendant, confirme la viabilité du projet d'érection d'un réacteur de 1100 mégawatts à côté du réacteur existant, plus petit, de Pointe Lepreau.
La firme MZConsulting responsable de la rédaction du rapport a établi que le projet est viable en se fondant sur des hypothèses raisonnables sur le coût de la centrale et les projections des prix du marché aux Etats-Unis, a commenté M. Keir.
On croyait initialement que toute l'énergie produite serait vendue aux Etats-Unis, mais il semble maintenant que la moitié de cette production pourrrait être vendue sur le marché des Maritimes, a ajouté le ministre.
Selon Terry Thompson de MZConsulting, dont le siège est au Nouveau-Brunswick, les plus grosses centrales au Nouveau-Brunswick doivent brûler du pétrole, à des coûts élevés. La Nouvelle-Ecosse aussi dépend grandement des combustibles fossiles. Jusqu'à 70 pour cent de son énergie provient de la combustion du charbon, note-t-il.
Des opposants à l'énergie nucléaire contestent la viabilité de projet de second réacteur, dont le coût est estimé à au moins 6 milliards $.
David Coon, du Conseil de la conservation du Nouveau-Brunswick, souligne que l'étude de faisabilité expose certains des défis qu'un deuxième réacteur devrait surmonter, dont la concurrence de projets de gaz naturel liquéfié et de gaz naturel.
L'étude mentionne aussi que plusieurs clients potentiels du nord-est des Etats-Unis ne sont pas intéressés aux contrats à long terme qu'exigerait un projet de développement nucléaire.
Il n'y a pas non plus de capacité de transmission suffisante pour acheminer l'énergie sur le marché américain.
Le réacteur proposé serait le premier réacteur CANDU avancé-1000, qui est encore sur la planche à dessin à Energie atomique du Canada.
Les réacteurs CANDU fournissent environ 16 pour cent de l'électricité du Canada.