Cette sortie du sénateur de l'Illinois est une manière pour lui d'afficher sa détermination et sa fermeté dans le domaine diplomatique au moment où sa principale rivale pour l'investiture démocrate, Hillary Clinton, a jugé "naïves" et "irresponsables" ses positions en matière de politique étrangère.
Dans un discours devant le Woodrow Wilson International Center for Scholars à Washington, le sénateur démocrate a prévenu le président pakistanais Pervez Musharraf qu'il devait agir de façon plus résolue contre les groupes terroristes et évincer les combattants étrangers présents dans son pays, sous peine de subir une invasion de troupes américaines et de perdre des centaines de millions en aide militaire américaine.
La semaine, la rivalité entre M. Obama et Mme Clinton est apparue au grand jour sur les questions de politique étrangère. La sénatrice de l'Etat de New York a qualifié de "naïve" et "irresponsable" la volonté de M. Obama de rencontrer sans conditions les dirigeants de pays présentés actuellement par Washington comme des Etats voyous, tels que Cuba, la Corée du Nord et l'Iran.
Le sénateur de l'Illinois avait renvoyé les mêmes qualificatifs à l'endroit de sa rivale pour décrire son soutien apporté à l'administration républicaine lors du vote autorisant la guerre en Irak, qualifiant Mme Clinton d'une "Bush-Cheney version light".