Le Lavallois d'origine s'est enlevé la vie en se pendant avec un drap accroché à son support à serviette. Le cadavre de la victime a été découvert peu après 1 h 30. Les secouristes ont tenté de le réanimer et il a été transporté à l'hôpital, où son décès a été constaté peu après son arrivée.
Michel Veillette, âgé de 34 ans, avait plaidé non coupable à 13 chefs d'accusation pour meurtre prémédité et à deux chefs d'accusation pour incendie criminel. Les procureurs affirmaient qu'il s'était disputé avec son épouse à son retour à la maison après un voyage d'affaires, l'avait poignardée et avait mis le feu à la maison familiale d'un quartier aisé de Mason, à 30 km au nord-est de Cincinnati. Tous les enfants sont morts asphyxiés par la fumée.
"Il risquait d'être condamné à la peine de mort pour le meurtre présumé de sa femme et de ses enfants, alors il est difficile de savoir ce qui lui passait par la tête, et je ne voudrais pas spéculer, a déclaré la procureure en chef du comté de Warren, Rachel Hutzel. Ce qui est sûr, c'est qu'il faisait face à de lourdes accusations."
Michel Veillette était toujours en vie à 00 h 54, a indiqué le shérif Tom Ariss. Un agent correctionnel l'a aperçu dans sa cellule. A 1 h 39, un autre agent a trouvé Michel Veillette étendu au sol avec le drap autour de son cou.
Un rapport d'autopsie a confirmé que l'accusé est bel et bien décédé par pendaison et qu'il s'agit d'un suicide. Le corps ne portait pas d'autres blessures.
Michel Veillette avait confié au journal "The Cincinnati Enquirer" qu'il avait tué sa femme après qu'elle l'eut attaqué avec un couteau et une poêle à frire. Il a soutenu que l'incendie avait été déclenché par sa femme avant l'agression et qu'il avait tenté de sauver ses enfants, en vain.
"Honnêtement, nous avions hâte de le traduire en justice", a affirmé Rachel Hutzel.
"Je suis sous le choc, a dit l'avocat de Veillette, Tim McKenna. Il retrouvait graduellement le moral et était très intéressé à se défendre."
Me McKenna a indiqué avoir rendu visite à son client pour la dernière fois le 26 mars, et qu'il était sur le point de retourner le voir.
L'avocat a dit croire que Michel Veillette avait été mis sous surveillance pour risque de suicide à son arrivée à la prison, mais que cette mesure avait été levée par la suite.
Le shériff Ariss a confirmé que la surveillance spéciale avait été maintenue pendant 10 jours seulement.
Michelle Veillette avait des photos de ses enfants dans sa cellule et avait récemment réclamé une bible en français.
Le suicide de l'accusé a bouleversé sa famille et ses proches au Québec, a confié Gilles Corriveau, qui a parlé au nom de la famille Veillette-Ferrari. "Ils sont extrêmement tristes. Ils ont passé des moments très difficiles au cours des dernières semaines", a-t-il mentionné. M. Corriveau n'a pas pu dire si des contacts avaient été établis récemment entre Michel Veillette et sa famille.