M. McGuinty a reconnu que l'Ontario était en retard sur le reste du pays en ce qui a trait aux systèmes de sécurité contre les incendies.
Les gouvernements provinciaux ontariens se sont de tous temps rangés du côté des promoteurs: ces derniers avançaient que l'installation de systèmes de gicleurs augmenterait le coût des résidences et n'est pas requise par les acheteurs. Le premier ministre a estimé que le moment était venu de revoir cette approche.
Chaque province canadienne, exception faite de l'Ontario, a rendu obligatoire la présence de gicleurs dans les édifices à logements en copropriété de grande hauteur, tel que l'exige le code du bâtiment du gouvernement fédéral.
Les autorités municipales de Vancouver ont rendu obligatoire l'installation de systèmes d'irrigation par aspersion dans toutes les nouvelles maisons unifamiliales, en 1990. Depuis, aucun cas de décès causé par un incendie n'a été rapporté dans ces résidences.
L'Association des chefs de service d'incendie de l'Ontario exerce depuis des années des pressions afin que le gouvernement ontarien rende obligatoires les gicleurs dans toutes les nouvelles demeures de la province dans le but de sauver des vies. Elle affirme que 70 pour cent des quelque 13 000 incendies rapportés chaque année en Ontario surviennent dans des résidences, ce qui coûte la vie à 90 personnes par année en moyenne et cause des dommages évalués à 347 millions $.