Le manque de collaboration du Canada avec les Etats-Unis crée un "vide informationnel" concernant des questions de sécurité et d'environnement liées au projet, affirme l'ancien directeur de la Garde côtière américaine en Nouvelle-Angleterre.
La Garde côtière précise que les deux promoteurs du projet, Downeast LNG et Quoddy Bay LNG, devront maintenant trouver un moyen de lui fournir l'information que le Canada refuse de partager. D'ici là, dit l'agence, leurs applications demeureront incomplètes.
Le département d'Etat américain s'est aussi plaint que le Canada n'ait pas respecté sa promesse de partager les conclusions d'une étude menée sur les risques associés à la présence de navires-citernes dans le détroit de Head Harbour.
En mars, un représentant du département avait écrit que l'étude canadienne serait rendue publique en avril, ce qui ne s'est pas produit.
En février, l'ambassadeur du Canada aux Etats-Unis, Michael Wilson, avait formellement informé les autorités américaines que le Canada s'opposait à la présence de navires-citernes dans ce secteur. Le Canada prétend que le détroit de Head Harbour, entre les îles Campobello et Deer, se trouve en eaux territoriales canadiennes, sur lesquelles il a juridiction exclusive.
La lettre de M. Wilson faisait allusion à l'étude canadienne, selon laquelle les navires présenteraient un risque inacceptable à l'environnement et à la navigation. L'étude a été menée par une firme privée mais n'a jamais été rendue publique, en dépit de requêtes déposées il y a plusieurs mois en vertu de la loi sur l'accès à l'information.
La Garde côtière américaine demande aux deux entreprises de fournir des options concernant le passage sécuritaire des navires dans les eaux canadiennes et américaines.
Les Etats-Unis estiment que le droit de passage inoffensif, qui permet aux navires commerciaux de traverser les eaux d'un autre pays, s'applique au détroit Head Harbour.