Non seulement les partis d'opposition ont fait adopter la motion du Bloc québécois pour étudier cette affaire et entendre les témoins principaux, ils ont également modifié l'ordre du jour du comité pour que ce sujet passe devant tous les autres et devienne la priorité.
Ainsi, M. Soudas pourrait être appelé à témoigner dès jeudi.
Les députés conservateurs membres du comité se sont opposés, en vain, à la manoeuvre de leurs adversaires.
Il y a deux semaines, une enquête révélait qu'à la suite d'une intervention de son ami et organisateur du Parti conservateur, Léo Housakos, M. Soudas aurait accepté d'intervenir en faveur de Michael Rosenberg, président de la société immobilière Groupe Rosdev.
En août 2006, l'attaché de presse et conseiller de M. Harper pour le Québec convoquait dans son bureau Frédéric Loiselle, l'ancien chef de cabinet du ministre des Travaux publics, Michael Fortier, à une rencontre où M. Soudas aurait fait pression pour retarder des poursuites judiciaires à l'endroit du Groupe Rosdev dont le président était perçu comme un allié potentiel des conservateurs à Montréal.
M. Soudas a nié toute ingérence politique dans ce dossier, disant n'avoir fait que son travail en demandant des renseignements.