La décision de ne pas imposer de sanction aux gens qui n'enregistrent pas leurs armes à feu est entrée en vigueur sans fanfare pendant la pause pascale des activités aux Communes - et elle prolonge d'une année supplémentaire une amnistie similaire accordée en 2006.
Les conservateurs ont essentiellement tué le registre des armes à feu par décret parce qu'ils ne disposent pas du soutien politique nécessaire pour l'éliminer au parlement, a accusé le député néo-démocrate Joe Comartin.
L'ACP, de son côté, a indiqué que ses membres consultaient le registre des armes à feu 5000 fois par jour. L'organisme a ajouté que la banque de données aidait la police à déterminer quel genre d'armes elle pourrait trouver dans une maison, et l'importance du périmètre de sécurité à ériger dans le cadre d'une opération.
Le dirigeant du Parti libéral du Canada (PLC), Stéphane Dion, a quant à lui dit toujours croire en la nécessité de maintenir le registre des armes à feu.
Selon le chef du PLC, il est important que le registre fonctionne au Canada. Il a rappelé que les experts le disaient et que la plupart des corps policiers le demandaient.
Le chef de l'opposition a souligné que quand il établissait une comparaison entre les taux de criminalité américain et canadien, le plus grand écart observé était lié aux crimes commis au moyen d'une arme.
M. Dion, enfin, a estimé que le contrôle des armes à feu était un élément essentiel à la sécurité des Canadiens.