"Nous à l'OTAN voulons voir le Conseil de sécurité discuter cette question et à aboutir à une résolution" sur la base du plan de l'émissaire onusien Martti Ahtisaari, a déclaré le porte-parole de l'Alliance James Appathurai.
Le plan Ahtisaari recommande l'indépendance sous supervision internationale pour cette province de deux millions d'habitants, à majorité albanaise, du sud de la Serbie. Il a été vivement rejeté par Belgrade, et par son allié russe, membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU.
Les 15 membres du Conseil de sécurité sont actuellement à Bruxelles avant de se rendre en mission d'information sur le terrain, au Kosovo et en Serbie. Après des entretiens avec des responsables de l'UE et de l'OTAN mercredi, ils doivent voir le patron de l'Alliance Jaap de Hoop Scheffer, puis s'envoler pour Belgrade, avant Pristina où ils seront vendredi et samedi.
"Cette mission d'information est importante et intervient au bon moment", a ajouté James Appathurai. "Le secrétaire général voudra voir une résolution le plus vite possible".
Le sort du Kosovo, qui trouble encore plus les relations déjà difficiles avec Moscou, sera également au coeur de la réunion des ministres de la Défense de l'OTAN, qui s'ouvre jeudi.
Le chef de la diplomatie russe Serguéï Lavrov y participera, pour aborder également l'autre sujet qui fâche Moscou: le projet américain de bouclier antimissiles en Europe orientale.
Les responsables américains et européens ont mis en garde contre tout délai dans l'adoption de la résolution sur le statut du Kosovo, craignant que les violences n'y repartent de plus belle entre Albanais et minorité serbe.
Mais Moscou, estimant que cet argument n'est que du "chantage", continue de brandir la menace de son veto à l'ONU.