Paul Copeland tente depuis des mois de contacter Abu Zubaydah, collaborateur clé d'Oussama ben Laden, emprisonné à la base navale américaine de Guantanamo, à Cuba.
M. Copeland souhaite obtenir des informations dans le but de rétablir la réputation de son client. Jusqu'à présent, les autorités américaines se sont opposées à ses efforts, de sorte qu'il a demandé l'aide du ministère canadien de la Justice.
Dans une lettre datée du 7 avril, toutefois, l'avocat fédéral David Tyndale a indiqué que le gouvernement canadien n'était pas disposé à jouer un rôle d'arbitre dans le cadre de ce différend.
"Comme vous le comprendrez, j'en suis certain, les conditions en vertu desquelles un avocat peut communiquer avec M. Zubaydah à Guantanamo constituent une question devant être déterminée par les autorités américaines", a écrit M. Tyndale.
L'avocat fédéral a également rejeté du revers de la main l'affirmation de M. Copeland voulant que le Canada, en refusant de s'impliquer, prive Harkat du droit fondamental à la justice garanti par la Charte canadienne des droits et libertés.
M. Copeland a indiqué mardi qu'une contestation judiciaire aurait vraisemblablement lieu à "un certain moment".
Mohamed Harkat, ancien livreur de pizza d'Ottawa né en Algérie, est sous le coup d'un certificat de sécurité émis en 2002. Le SCRS maintient que Harkat est un extrémiste islamiste et un collaborateur du réseau terroriste al-Qaïda d'Oussama ben Laden, ce qu'il nie.