Après l'accord arraché à Bali en décembre dernier sur la nécessité de créer, d'ici la fin de l'année 2009, un plan d'action global contraignant, les discussions devraient désormais être marquées par de nouveaux désaccords, notamment sur les responsabilités respectives des pays industrialisés et des économies émergentes.
La conférence dans la capitale thaïlandaise, organisée par les Nations unies, doit durer une semaine.
Se félicitant de "l'ambiance très coopérative et constructive" qui régnait à la veille de la conférence, Yvo de Boer, le secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), a cependant noté que la construction d'un accord aussi large constituera "un défi incroyable".
Tous les pays présents, dont les Etats-Unis, qui n'avaient pas ratifié le protocole de Kyoto en 1997, s'accordent sur l'importance de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Mais les grands pollueurs ne sont pas forcément alignés en ce qui concerne la méthode à adopter.
Washington refuse par exemple de parler de données chiffrées, alors que l'Union européenne propose d'imposer aux pays industrialisés de diminuer les émissions de 25 à 40% par rapport au niveau de 1990, d'ici 2020.
L'UE estime également que le monde occidental, qui a joui de son industrie et de son économie de consommation dans des proportions plus importantes et pendant plus longtemps que les pays en développement, doit prendre les devants, alors que les Etats-Unis ne souhaitent pas sacrifier leur croissance si la Chine et l'Inde, par exemple, ne sont pas tenus aux mêmes objectifs.