Les militantes, dont le nom est inscrit dans le National Crime Information Center du FBI, ont indiqué avoir été détenues pendant plus de deux heures mercredi au poste-frontière de Niagara Falls, en Ontario, avant de se voir refuser l'entrée au Canada.
En conférence de presse devant l'ambassade canadienne à Washington jeudi, Ann Wright, une militaire à la retraite, a soutenu que le FBI n'aurait jamais dû inscrire son nom sur la liste, ni celui de sa comparse Medea Benjamin.
Elle a ajouté que, malgré cela, le Canada ne devrait pas faire un travail d'intimidation pour l'administration du président George W. Bush.
Les deux femmes, qui ont cofondé le groupe de femmes pacifistes Code Pink, ont ensuite rencontré un responsable de l'immigration à l'ambassade qui leur a dit qu'elles devraient demander un visa temporaire si elles veulent entrer au Canada.
Selon elles, le Canada serait le seul pays à se servir de la base de données du FBI pour décider de qui à le droit d'entrer sur son territoire.
Un responsable de l'ambassade a assuré que le Canada empêche les Américains condamnés pour des crimes d'entrer au pays depuis des années.
Il a cité le cas de conducteurs qui ont été condamnés pour conduite en état d'ébriété qui ont été surpris quand ils se sont fait interdire l'accès en arrivant à la frontière.
Mme Benjamin dit avoir été condamnée à une amende de 50 $ pour intrusion illégale sur une propriété alors qu'elle voulait remettre une pétition contre la guerre à la mission américaine à l'ONU.
Mme Wright, pour sa part, dit avoir été condamné plusieurs fois à des amendes pour des délits mineurs. Elle assure toutefois n'avoir jamais été emprisonnée, sauf pour quelques heures en attendant de payer une amende.