Ces combats sont les plus violents dans la région depuis que le gouvernement du président Pervez Musharraf s'est rallié aux Etats-Unis dans la guerre contre le terrorisme en 2001.
Un journaliste de l'Associated Press présent à Miran Shah, la principale ville de la région, a indiqué avoir entendu mercredi matin des tirs d'artillerie et de mortiers.
Farid Ullah, habitant de la ville voisine de Mir Ali, a affirmé que des maisons avaient été détruites par des obus. Selon lui, environ 10.000 personnes ont fui Mir Ali et les villages environnants et se sont réfugiées dans les montagnes, l'armée bloquant les routes.
Le général Wahid Arshad, porte-parole de l'armée, a indiqué que des tirs d'artillerie avaient eu lieu mais qu'aucun incident majeur n'avait été signalé dans la nuit.
Le général Pervez Musharraf, qui tente de s'assurer un nouveau mandat de président, a promis d'intensifier la lutte contre l'extrémisme musulman, particulièrement dans les régions frontalières où le chef du réseau terroriste Al-Qaïda Oussama ben Laden et son bras-droit Ayman al-Zawahri sont toujours soupçonnés de se cacher.