Le souverain pontife s'exprimait devant les pèlerins et fidèles réunis place St-Pierre à Rome au lendemain de l'annonce d'un nouveau report du scrutin présidentiel au Pays du Cèdre pou cause de désaccord entre camps rivaux.
Dans ce pays multiconfessionnel, le système politique répartit les trois plus hauts postes du Liban en fonction des trois principaux groupes religieux: le président de la République est un chrétien maronite, le premier ministre un musulman sunnite et le président du parlement un musulman chiite.
L'Eglise craint qu'une vacance prolongée du poste présidentiel ne menace l'emprise des maronites sur la fonction du chef de l'Etat.
D'où l'insistance du pape à ce que l'élection présidentielle libanaise se déroule rapidement.
Le souverain pontife a dit qu'il priait pour que "toutes les parties intéressées prennent la distance nécessaire de leurs intérêts personnels et aient une vraie passion pour le bien commun".
Le mandat de l'actuel président libanais, le pro-syrien Emile Lahoud, expire le 24 novembre. Le Parlement qui sera chargé d'élire le prochain président de la République est dominé par le camp anti-syrien, dont le chef de file est Saad Hariri.