Le parlement a voté ce texte par 100 voix contre 1. Dix-neuf des 120 élus étaient absents lors du vote en faveur de ce projet qui propose une indépendance sous supervision internationale pour le Kosovo.
En Serbie, Vuk Jeremic, conseiller pour la politique étrangère du président Boris Tadic a qualifié ce vote de "geste unilatéral" qui n'aide pas au processus de négociations sous égide de l'ONU. "Belgrade pense que seule une solution de compromis peut apporter la paix durable à la région".
Le Conseil de sécurité a entamé en début de semaine des consultations sur ce plan présenté par l'émissaire Martti Ahtisaari. S'il bénéficie du soutien des Américains et Européens, son plan, vivement rejeté par Belgrade, ne satisfait pas non plus Moscou, allié de la Serbie, qui cherche à le faire modifier et a laissé entendre qu'il userait de son droit de veto.
La résolution adoptée par le parlement kosovar évoque elle "une solution juste et équilibrée qui respecte la volonté du peuple du Kosovo". Les élus se sont engagés à "appliquer dans sa totalité" cet accord et à coopérer pleinement avec la mission dirigée par l'Union européenne qui sera chargée de la supervision de l'accord, conjointement avec la force de l'OTAN qui demeurera sur place.