Un vol d'Air Canada a dû partir sans eux après qu'une mini-émeute eut forcé les agents d'immigration de l'aéroport de Buenos Aires à fermer leurs comptoirs, empêchant ainsi les passagers de se rendre à leur avion.
Ce sont des voyageurs, frustrés par l'annulation des vols d'un transporteur local en marge d'un conflit de travail, qui ont causé le grabuge à l'aéroport, démolissant des comptoirs, jetant des ordinateurs par terre et s'attaquant aux agents de sécurité.
"Ils ont causé pas mal de dommages et ont même empêché d'autres passagers de se rendre aux points de contrôle et de sécurité", a déclaré lundi une porte-parole d'Air Canada, Isabelle Arthur.
Elle a précisé qu'environ 50 des passagers laissés derrière avaient été replacés à bord de vols d'autres transporteurs, tandis qu'une quarantaine d'autres prendront des vols réguliers d'Air Canada au cours des prochains jours.
Mme Arthur a expliqué que le vol 093 de samedi soir avait été retardé aussi longtemps que possible pendant que des employés du transporteur tentaient de regrouper les passagers dans l'aéroport et de leur faire franchir les dispositifs de sécurité.
Le vol d'Air Canada a alors dû partir à demi-complet parce que l'équipage approchait de la durée maximale d'heures de service permise par la loi canadienne. "Les équipages sont soumis aux règlements de Transports Canada, qu'ils doivent respecter", a-t-elle noté.
Le transporteur, qui s'était initialement montré réticent à compenser les passagers puisqu'il n'était en rien responsable de la situation, remboursera finalement les frais d'hôtel, de transport et même les appels téléphoniques des passagers touchés, a fait savoir Mme Arthur.
Elle a ajouté que la situation était redevenue stable à l'aéroport de Buenos Aires.
Les protestations avaient été déclenchées par l'annonce du transporteur Aerolinas Argentinas qu'il annulait la majorité de ses vols de samedi à cause d'un conflit de travail.