"L'Occident, et particulièrement les Etats-Unis, ont une responsabilité spéciale. Je demande aux pays amis de la Géorgie d'aider à protéger la démocratie", a-t-il lancé dans un communiqué.
"Maintenant, le reste du monde aussi a compris ce que veut dire la démocratie à la manière de Saakachvili," a-t-il ajouté.
L'état d'urgence a été imposé mercredi pour 15 jours par le président géorgien, alors que des manifestations d'oppositions avaient dégénéré dans les rues de Tbilissi, réprimées violemment par les forces de l'ordre. Les chaînes de télévision indépendantes se sont vues interdites de diffusion.
Depuis vendredi, la justice géorgienne l'accuse d'avoir comploté pour renverser Saakachvili, et Patarkatsichvili est depuis parti pour l'étranger.
Il compte "offrir une alternative à l'heure d'une campagne sans précédent de chantage et de harcèlement de l'opposition par le régime de Saakachvili". Son principal slogan de campagne sera "La Géorgie sans Saakachvili est une Géorgie sans terreur".
Patarkatsichvili, qui a bâti sa fortune en Russie pendant les années 90 où le capitalisme sauvage y régnait en maître. Il est revenu en Géorgie au début des années 2000, y fondant la chaîne de télévision indépendante Imedi, considérée comme principal porte-voix de l'opposition et aujourd'hui contrôlée par News Corp, du magnat de la presse Rupert Murdoch. L'oligarque s'est éloigné en 2006 du régime de Tbilissi avec lequel il avait auparavant de bonnes relations.