Cette décision va entrer en vigueur dans les mois qui viennent et ne nécessite pas de feu vert parlementaire, a précisé Wim van der Weegen. "Nous avons l'intention d'interdire la vente de champignons magiques", a-t-il affirmé. "Cela veut dire que les magasins qui le feront seront fermés".
Dans le cadre de la politique très tolérante des Pays-Bas en la matière, la marijuana et le haschisch sont en principe illégaux, mais la police ne poursuit pas les gens pour la possession de petites doses, et ces produits sont vendus ouvertement dans certains cafés.
La possession de drogues dures comme la cocaïne, le LSD et l'ecstasy est illégale. Les champignons sont considérés comme à peu près à mi-chemin entre drogues dures et drogues douces.
"Le problème avec les champignons, c'est que leurs effets sont imprévisibles. Il est impossible d'estimer quel montant produit quel effet", a expliqué M. Van der Weegen.
Cette nouvelle mesure d'interdiction fait suite aux remous suscités par le décès d'une jeune Française de 17 ans, Gaëlle Caroff. En mars dernier, elle avait sauté d'un bâtiment à Amsterdam après avoir mangé des champignons hallucinogènes, alors qu'elle effectuait un voyage aux Pays-Bas avec son école.
Les parents de la jeune fille ont attribué sa mort aux hallucinations provoquées par les champignons, bien qu'elle avait souffert de problèmes psychiatriques dans le passé. Des photographies de Gaëlle avait été publiées dans les journaux néerlandais.