La prière au Mont Arafat, où le prophète Mahomet prononça son dernier sermon en 632, est l'un des rites du "hadj", qui a débuté lundi pour cinq jours. Les fidèles y participant passent la journée à prier et à méditer en lisant le Coran.
Cette année, le contexte international s'est invité. Plusieurs centaines de pèlerins iraniens se sont recueillis dans leur propre section du Mont Arafat, appelant les musulmans à s'unir contre les Etats-Unis et Israël, accusés de "dominer le monde musulman". Ce rassemblement est organisé chaque année au cours du "hadj", à l'initiative du gouvernement iranien.
Un message du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, a été lu aux pèlerins. Il leur demande de faire preuve d'amour à l'égard de Dieu et de "chasser, combattre et résister à Satan", des leçons que les musulmans "doivent apprendre dans le monde entier". "Ils échafaudent des complots en Palestinien, au Liban, en Irak et en Afghanistan, et lèvent une partie des musulmans contre l'autre", leur a-t-il écrit. Quelques pèlerins ont crié "A bas l'Amérique" et "A bas Israël".
Le hadj, que tout musulman doit accomplir une fois dans sa vie s'il en a les moyens, symbolise le retour au centre de toutes choses. Chaque pèlerin doit d'abord faire plusieurs fois le tour de la Kaaba. En conclusion du pèlerinage, épreuve physiquement éprouvante, certains restent en Arabie saoudite pour visiter d'autres lieux saints à La Mecque ou à Médine, à quelque 450km au nord.