Quand les chefs conservateurs se sont rencontrés, le 30 novembre dernier à Saint-Jean, M. Harper a fait cette remarque "très révélatrice", témoignant de son mépris pour sa province, a affirmé M. Williams.
Le premier ministre terreneuvien a déclaré qu'il s'était abstenu de réagir aux propos de M. Harper sur le moment afin de préserver la cordialité de la rencontre. Il a perçu la remarque comme une tentative pour provoquer un affrontement, une perche qu'il n'a pas saisie.
Au Cabinet du premier ministre, on nie l'accusation de M. Williams. L'incident en question "ne s'est jamais produit", selon Dimitri Soudas.
Selon M. Williams, si M. Harper considère que Terre-Neuve n'est pas importante parce qu'elle ne compte que sept sièges, les petites provinces comme la Nouvelle-Ecosse, le Nouveau-Brunswick et l'Ile-du-Prince-Edouard feraient bien d'en prendre bonne note, au cas où elles ne répondraient pas aux attentes politiques de M. Harper.
MM. Williams et Harper sont à couteaux tirés depuis plus d'un an au sujet du partage des revenus des ressources offshore de la province.