Cette étude a été réalisée grâce à la collecte de mégots de cigarettes par terre.
Ses conclusions sont publiées jeudi; l'étude a été commandée par l'Association canadienne des dépanneurs en alimentation qui regroupe des détaillants faisant de la vente légale de tabac. Néanmoins, les données sont dévoilées alors que le taux de jeunes fumeurs est à son plus bas niveau historique.
Dans le cadre de l'étude, la société de recherche Arcus Group a visité 55 écoles secondaires en Ontario et 50 au Québec afin de recueillir, après les heures de cours, précisément 11 267 mégots de cigarettes sur les terrains publics situés autour des écoles.
Au Québec, l'incidence la plus élevée de contrebande se trouvait dans les arrondissements montréalais d'Anjou et de Côte-des-Neiges, avec 74 et 60 pour cent, respectivement. En tout, 22 des 44 municipalités ou régions impliquées avaient une part de plus de 30 pour cent des mégots de cigarettes illégales.
Dave Bryans, président de l'Association, estime que ces cigarettes illégales privent le gouvernement de milliards de dollars en revenus chaque année. Il déplore aussi que les cigarettes de contrebande soient souvent fabriquées dans des usines illégales et non réglementées.
La collecte des mégots a eu lieu du 18 septembre au 5 octobre 2007. Arcus Group a testé la signification des données selon un coefficient de confiance de 95 pour cent et une marge d'erreur de 0,9 pour cent pour la base d'échantillonnage générale.