La police palestinienne a accru la pression sur les groupes militants, qu'elle entend désarmer conformément à l'engagement pris par beaucoup des combattants. Les forces de l'ordre doivent aussi traduire sur le terrain les ambitions du président Mahmoud Abbas, qui souhaite prouver qu'il respecte ses engagements dans le cadre des négociations avec Israël.
Les affrontements de lundi ont commencé après que la police a confisqué l'arme d'un militant des Brigades, organisation armée se revendiquant du Fatah de Mahmoud Abbas, particulièrement bien implantée dans ce camp.
Deux camarades du militant ont alors commencé à tirer sur les policiers et l'incident a dégénéré en affrontement, avec des échanges de feu sporadiques pendant plusieurs heures. Des policiers ont pris position sur les terrasses des toits autour du camp, dont les rues étaient jonchées de pierres et de poubelles renversées. Cinq civils et un policier ont été blessés.
"Ils essaient d'entrer dans le camp et nous ne les laisserons pas faire", a assuré à l'Associated Press Nasser Abou Aziz, un des militants impliqués dans la fusillade. Mais pour le responsable de la police Ziad al-Ali, les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa doivent être désarmées, presque tous les combattants ayant accepté de rendre leurs armes dans le cadre de l'amnistie proposée par Israël.
Mahmoud Abbas, qui souhaite montrer qu'il peut imposer sa volonté aux groupes armés, a envoyé la semaine dernière 300 policiers en renfort à Naplouse. Leurs résultats traduiront sa capacité à imposer sa volonté aux différents groupes armés.