Le nouvel homme fort de Varsovie doit rencontrer notamment Vladimir Poutine, son Premier ministre ainsi que son successeur désigné à la présidence, Dmitry Medvedev.
"Je m'y rends avec la ferme intention que les Russes et les Polonais reprennent le dialogue", a déclaré Donald Tusk à des journalistes, deux jours avant sa visite officielle à Moscou, où aucun dirigeant polonais ne s'est rendu depuis 2001.
"Il est important de dialoguer car nos relations n'ont pas été des meilleures ces derniers temps", a indiqué le responsable polonais.
Symbole de ces divisions, le projet d'installation d'éléments d'un bouclier antimissiles américain en Pologne devrait être évoqué vendredi lors de ces retrouvailles russo-polonaises.
Si Varsovie s'est montrée favorable à ce projet entrant dans le cadre de l'OTAN, Moscou a toujours dénoncé cette initiative, présentant cette dernière comme une menace directe à sa sécurité.
Autre point d'achoppement, la volonté de la Russie de s'associer avec l'Allemagne dans la construction d'un oléoduc reliant l'Oural à Berlin tout en contournant la Pologne a récemment irrité Varsovie.
Le liens entre les deux pays sont d'une manière générale très tendus depuis l'effondrement du bloc communiste en 1989 et l'adhésion de la Pologne à l'OTAN dix ans plus tard.