Des millions d'autres sont par ailleurs blessés ou handicapés dans des accidents de la circulation, précise l'agence onusienne, alors que débute lundi la première semaine mondiale des Nations unies pour la sécurité routière.
L'OMS souligne, dans son rapport rendu public jeudi, que la grande majorité de ces décès et traumatismes surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Les taux les plus élevés sont enregistrés en Afrique et au Moyen-Orient. Les garçons ont plus de risques de mourir que les filles, dans toutes les tranches d'âge jusqu'à 25 ans.
Faute d'une "action plus poussée à l'échelle mondiale", prévient l'organisation, le nombre de décès et de blessés risque d'augmenter "considérablement". Le coût global des accidents de la route dans le monde est estimé à 518 milliards de dollars. Cette somme englobe le coût du préjudice matériel, des soins de santé et d'autres dépenses.
Selon les auteurs du rapport, la majorité de ces accidents sont prévisibles et évitables. Ils impliquent souvent des enfants jouant dans la rue, des jeunes piétons ou motocyclistes, des jeunes conducteurs et des usagers des transports publics.
Intitulé "Les jeunes et la sécurité routière", le rapport cite des exemples de mesures adoptées pour améliorer la sécurité, comme l'abaissement des limites de vitesse, la répression de la conduite en état d'ivresse, l'utilisation des ceintures de sécurité, le port du casque ou encore l'amélioration de l'état des routes.
"L'absence de sécurité sur nos routes est devenue un obstacle important à la santé et au développement", note le Dr Margaret Chan, directrice générale de l'OMS. "Nos enfants et nos jeunes adultes sont parmi les plus vulnérables. Les accidents de la circulation ne sont pas une 'fatalité'. Nous devons rejeter l'idée qu'ils sont inévitables et adopter une approche préventive dynamique".