Les propos du chef de l'Etat suggèrent que l'opposition conduite par son frère jumeau et ancien Premier ministre Jaroslaw demandera de fortes garanties. "A mon avis, la nouvelle loi de ratification (...) devrait garantir la sécurité la plus large possible. Pour faire simple, il devrait être aussi difficile que possible de changer quoi que ce soit de signé", a-t-il expliqué.
Il a précisé qu'il voulait des articles protégeant la domination du catholicisme en Pologne, le mariage en tant qu'union d'un homme et d'une femme (contre le mariage homosexuel) et la propriété des terres acquises après la Deuxième Guerre mondiale. M. Kaczynski s'est dit ouvert à la discussion et a assuré ne pas avoir "l'intention de chercher querelle mais d'adopter la meilleure solution pour la Pologne et pour la nation".
Le président polonais avait été l'un des plus réticents au traité simplifié et la Pologne avait obtenu d'importantes concessions des autres pays de l'UE dans la version définitive signée à Lisbonne le 13 décembre 2007.
Le Premier ministre polonais Donald Tusk a promis de son côté que la Pologne serait l'un des premiers Etats à ratifier le traité. Le texte doit être examiné mardi au Parlement, où le gouvernement et ses alliés représentent juste un peu moins de la majorité des deux tiers des 460 sièges de la Diète (soit 307 députés) requise.