L'ANPP (All Nigeria People's Party) du candidat à la présidentielle et général à la retrait Muhammadu Buhari a été la première des 18 formations de l'opposition à y renoncer.
L'alliance de l'opposition avait auparavant lancé un appel réclamant le report du scrutin de samedi, l'annulation du scrutin régional du week-end dernier, considéré comme entaché de fraude, et la désignation d'une nouvelle commission électorale, faute de quoi elle agitait la menace d'un boycott pur et simple.
Dans la foulée, le Congrès pour l'Action, parti du vice-président Atiku Abubakar, également l'un des principaux candidats, a qualifié l'annonce unilatérale de Buhari de "coup de couteau dans le dos", avant de juger que faute d'action unie de l'opposition, le boycott n'avait plus aucun sens. Le Congrès a donc appelé à voter pour son candidat, "qui participera bien à l'élection présidentielle de samedi".
Le président Olusegun Obasanjo, ancien dirigeant militaire élu démocratiquement en 1999 et réélu en 2003, est empêché par la Constitution de briguer un troisième mandat. Son dauphin, le peu connu gouverneur de l'Etat de Katsina, Umaru Yar'Adua, est considéré comme le favori de ce scrutin qui doit marquer la première passation du pouvoir d'un président civil à un autre de l'histoire du Nigeria.