La juge Carol Cohen a expliqué avoir besoin de plus de temps pour étudier la cause avant de rendre sentence. Plusieurs éléments de jurisprudence lui ont été soumis lors du procès.
La femme de 35 ans a été reconnue coupable, en mai dernier, de voies de fait graves sur une fillette de 14 mois, dont elle avait la garde. Les faits qui lui sont reprochés se sont produits en mai 2005 à sa garderie, "Les petits rayons de soleil", qu'elle opérait dans sa résidence de Boucherville, en Montérégie.
Le ministère public réclame une sentence de trois à quatre ans de prénitencier. De son côté, la défense souhaite éviter la prison et milite en faveur d'une sentence avec sursis qui serait purgée en partie dans une maison de transition.
Les avocats des deux parties ont terminé leur plaidoirie jeudi après-midi. La défense a demandé au tribunal de ne pas tenir compte des commentaires du père de la petite victime qui, la veille, a lu à la juge une longue lettre. Il reprochait alors à Marie-Chantal Gadbois, qui nie toujours les faits, à sa famille et ses avocats, leur attitude hautaine et méprisante tout au long du procès. La défense fait valoir que ce témoignage n'équivaut pas à une plaidoirie.