"Je ne le veux pas, a-t-il affirmé est s'esclaffant, vendredi, dans sa petite boutique de disques de Montréal. Pas assez pour en avoir besoin."
Hill n'est pas un grand admirateur du Velvet Underground.
"J'aime beaucoup le gospel d'avant-guerre et le blues, c'est donc ce qui m'intéresse le plus, avec un peu de gospel d'après-guerre et de R&B des débuts."
Hill fait l'objet de l'attention des médias depuis qu'il a proposé, sur un site Internet de vente aux enchères, l'album dont il a fait l'acquisition par pure curiosité en 2002, et depuis que les offres ont atteint les six chiffres.
Le disquaire sourit lorsqu'on lui parle de toute cette attention - et des sommes d'argent qui lui sont offertes pour un acétate du premier album lancé en 1967 par le groupe rock instrumental qui comptait Lou Reed et John Cale parmi ses membres. Il ne réalise pas encore vraiment ce qui lui arrive.
"Je vais attendre jusqu'à la fin de la vente avant de me lever, a-t-il affirmé. Je ne crois pas que quelque chose de très gros va se passer."
Hill a bel et bien vu les offres, qui atteignaient 178 201 $ vendredi en fin journée, quelque six heures avant la fin des enchères. Il préférait néanmoins attendre d'avoir l'argent en poche avant d'y croire.
"Si vous regardiez les ventes aux enchères sur Internet, vous verriez qu'il y a pas mal d'enchérisseurs malhonnêtes qui font des offres sans être sérieux", a-t-il fait remarquer.