Les quatre enfants de Miyasar Abou Meatak, âgés de 15 mois à six ans, ont été tués sur le coup, alors qu'elle préparait le petit déjeuner lundi matin. La mère est décédée plus tard dans un hôpital de Beït Hanoun, dans le nord du territoire, selon des sources palestiniennes. Deux autres des enfants de Meatak ont été grièvement blessés et se trouvaient dans un état critique.
L'armée israélienne a déclaré avoir mené une opération dans cette ville lundi après que des militants palestiniens ont approché d'une patrouille frontalière. Deux militants et un homme non-identifié ont également été tués dans des affrontements lundi, selon le ministère de la Santé palestinien.
Tsahal a affirmé dans un communiqué que l'explosion dans la maison de la famille Meatak a été causée par des explosifs que transportaient des militants palestiniens et qui ont été déclenchés par un raid aérien israélien.
Mais des témoins palestiniens ont déclaré que les militants se trouvaient à au moins 400 mètres de la maison et que personne n'avait été tué près de l'habitation.
Le ministre de la Défense israélien Ehoud Barak a de son côté souligné que son gouvernement considère que le Hamas, qui contrôle la Bande de Gaza, est "responsable de tout ce qui arrive" dans le territoire, y compris "certaines des pertes civiles".
M. Barak a déclaré que Tsahal continuerait à opérer dans la Bande de Gaza, d'où au moins 18 roquettes et des dizaines de mortiers ont été tirés vers Israël lundi, selon l'armée.
Ces dernières violences menacent de faire échouer la tentative de médiation de l'Egypte, qui essaie d'obtenir une trêve entre Israël et les militants gazaouis.