"Notre but est d'aller chercher le nombre maximum de personnes, a lancé la ministre en conférence de presse. Il faut faire plus et mieux pour intégrer les nouveaux arrivants en français."
Au total, 22,7 millions $ supplémentaires seront investis pour la mise en oeuvre de diverses mesures d'ici la fin de l'année financière 2010-2011, dont 8,2 millions $ en 2008-2009.
Ces mesures sont rendues nécessaires par l'augmentation des niveaux d'immigration, par la pénurie de main-d'oeuvre et par le développement économique du Québec, a ajouté la ministre.
Le ministère entend, dans un premier temps, donner plus d'ampleur à son offre actuelle de cours de français en entreprise, une offre jugée "trop modeste". Il veut permettre aux immigrants qui occupent déjà un emploi de poursuivre leur apprentissage du français en entreprise, notamment en offrant aux employeurs un crédit d'impôt pouvant atteindre 30 pour cent des frais engendrés par la francisation des employés.
Le ministère offre actuellement une formation de francisation de 1000 heures, réparties en trois sessions de 11 semaines à temps plein. Toutefois, à peine un peu plus de la moitié des immigrants inscrits complètent les trois sessions.
"Les immigrants quittent souvent parce qu'ils doivent travailler, a expliqué Mme James. C'est pourquoi nous voulons stimuler la francisation en milieu de travail."
Le gouvernement estime que le nouveau crédit d'impôt pourrait lui permettre de rejoindre quelque 2000 personnes de plus par année.
Les critères d'admissibilité aux formations offertes seront également élargis, de nouveaux efforts seront déployés pour mieux faire connaître aux nouveaux arrivants les services gouvernementaux et de nouveaux cours seront offerts plus souvent pour tenter de répondre plus rapidement aux besoins.
Par ailleurs, le gouvernement entend offrir des cours de français spécialisés dans certains domaines professionnels - comme la santé, le génie et l'administration - et mettre en ligne un nouvel outil d'apprentissage du français. Cet outil sera offert à compter du 1er avril aux immigrants sélectionnés qui sont à l'étranger, et un an plus tard aux immigrants installés au Québec.
Québec créera enfin un guichet unifié d'accès et de référence, afin de diriger les immigrants vers les ressources les plus appropriées. Les diverses sources de soutien financier disponibles pendant la formation seront regroupées au sein d'un seul programme unifié, et les formations offertes par les ministères de l'Immigration et de l'Education seront rassemblées.
Le Québec a accueilli 45 221 immigrants en 2007, dont 60 pour cent qui affirmaient connaître le français. Quelque 36 000 nouveaux immigrants suivent des cours de français chaque année.