Des tirs d'armes lourdes et d'obus ont été entendus depuis le siège du Parc national des Virunga, et les gardiens du parc ont été obligés de fuir les combats dans le courant du week-end, a annoncé le groupe international de protection de la nature WildlifeDirect.
Il n'y a plus que 700 gorilles de montagne au monde, dont plus de la moitié vivent dans les Monts Virunga, vaste territoire réparti entre le Congo-Kinshasa, le Rwanda et l'Ouganda.
Les rebelles du chef de guerre Laurent Nkunda ont souvent affronté l'armée dans le parc des Virunga, et les gorilles sont fréquemment victimes de ces combats: dix d'entre eux ont été tués cette année.
"Nous ne pouvons pas protéger nos gorilles. Ce conflit n'a pas sa place dans le parc", a déploré Norbert Mushenzi, directeur du secteur sud du parc pour l'Institut congolais de protection de la nature.
La zone a déjà été attaquée en janvier, et deux gorilles ont été tués. Et, le mois dernier, des centaines de personnes, dont les gardiens et leurs familles, ont fui les Virunga après le début des combats. Selon les organisations environnementales, de vastes secteurs du parc, dont plusieurs postes de patrouille, sont désormais occupés par les rebelles de Nkunda, qui se sont livrés au pillage.
Depuis, les rebelles avaient permis à une poignée de gardiens de revenir pour retrouver la trace des gorilles. Dix-huit des 72 individus recensés du côté congolais du parc avaient été repérés. Avec la reprise des affrontements, ils sont à nouveau livrés à eux-mêmes.
Le parc national des Virunga a été crée en 1925, premier parc national d'Afrique.