Se prononçant devant plus de 200 000 partisans réunis à Caracas, le président socialiste a averti que ses détracteurs pourraient tenter de saboter le scrutin, avec l'aide des Etats-Unis, en organisant des manifestations violentes dimanche soir.
Le Venezuela était le quatrième exportateur de pétrole aux Etats-Unis en 2006.
Chavez a souligné que si l'opposition descendait dans la rue pour s'opposer à une victoire légitime, "ils vont le regretter".
Le camp anti-Chavez a appelé à une surveillance minutieuse du scrutin, qui pourrait s'avérer très serré selon plusieurs sondages. La tension montait donc avant le référendum de dimanche portant sur 69 amendements constitutionnels qui, entre autres, permettraient à Chavez de se représenter en 2012 et au-delà.
Les réformes prévoient la possibilité pour le président d'effectuer un nombre illimité de mandats, qui seraient prolongés de six à sept ans. Parmi les 69 amendements à la Constitution figurent également des dispositions pour créer des formes de propriété collective, la suppression de l'indépendance de la Banque centrale, ou encore la nomination directe de responsables provinciaux et municipaux par le président.
L'ONG Human Rights Watch a averti que les réformes menacent les droits fondamentaux, notamment une disposition permettant au chef d'Etat de déclarer l'état d'urgence pour une durée illimitée, pendant laquelle des suspects pourront être détenus sans être accusés et la presse censurée.