Selon l'officière responsable du Centre national de coordination contre l'exploitation des enfants, la surintendante de la GRC Earla-Kim McColl, les vidéos montrent des enfants de 14 ans et moins qui pleurent et crient pendant qu'ils sont violés.
Les vidéos sont liés à un réseau de pornographie infantile mis au jour mercredi par les autorités autrichiennes, qui soupçonnent qu'un total de 2360 personnes sont impliquées dans 77 pays.
Les premiers détails sur la nouvelle laissaient croire que des indices permettaient de remonter jusqu'à 103 ordinateurs au Canada, mais ce nombre a été exagéré, a précisé la surintendante McColl.
"Nous pourrions recevoir des informations additionnelles. Mais pour l'instant, l'information que nous avons nous mène à 19 adresses IP."
L'agente n'était pas en mesure de préciser où le matériel avait été téléchargé au Canada.
Les policiers auront besoin de l'aide des fournisseurs de service internet pour retracer le nom et l'adresse des individus qui ont accédé à ces sites, a indiqué Mme McColl.
"Nous ne réussissons pas toujours à obtenir cette information parce que quelquefois elle n'est plus disponible ou d'autres fois nous ne pouvons pas retracer le fournisseur de service internet", a-t-elle précisé.
La GRC obtient habituellement facilement la coopération des grands fournisseurs comme Vidéotron, Bell, Rogers, Telus ou Shaw. Mais certains petits fournisseurs de service internet n'existent que dans le but de faire circuler des images détaillées de sévices sexuels sur des enfants, a précisé Mme McColl.
"Nous ne pouvons pas commencer sans avoir un nom et une adresse, a indiqué Mme McColl. L'enquête se termine sans ces informations parce que nous n'avons nulle part d'autre où aller."
L'agente a estimé que la demande pour du matériel de pornographie infantile semble être en croissance dernièrement.
"Il y a six mois, je n'avais pas besoin d'une équipe conjointe dans mon unité. Maintenant, j'en ai besoin parce que nous avons environ 14 enquêtes en cours qui sont semblables. Je crois qu'il est important que les Canadiens comprennent que nous recevons des dossiers comme celui-ci environ toutes les deux semaines."