Au centre sportif central de l'armée à Moscou, elle reçu un accueil beaucoup plus chaleureux qu'au Kremlin, applaudie par de jeunes patineurs de sept à 17 ans à l'entraînement qui lui ont offert un bouquet de fleurs.
En talons hauts et tailleur gris, Mme Rice a certes marché sur la glace, mais sur un tapis bleu disposé pour l'occasion, posant avec les aspirants patineurs de haut niveau. Et c'est dans son Russe courant qu'elle a échangé informations sportives avec les jeunes filles qui lui ont offert des fleurs.
Condoleezza Rice, par ailleurs pianiste émérite, avait commencé à patiner en compétition à l'âge de 12 ans, lorsque sa famille s'est installée à Denver, Colorado. Elle a renoncé à la compétition à l'âge de 17 ans, et s'est confiée aux jeunes Russes.
"J'ai arrêté à la fin de ma première année universitaire, quand je n'ai plus eu envie de me lever à cinq heures du matin pour l'entraînement au lieu de sortir le soir avec mes amis", a-t-elle dit.
Nombre des personnes présentes avaient espéré voir la cheffe de la diplomatie se lancer sur la glace... Mais elle ne s'y est pas risquée, n'ayant pas chaussé les patins depuis plus de dix ans. "Il y a une théorie selon laquelle le patinage c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas", a gloussé Condi Rice. "Mais je ne prends pas le risque, des fois que ça soit faux".