"Je m'étonne de ces violences, le champion du monde d'échecs (Garry Kasparov NDLR) ne menaçait pas la sécurité de la Russie, et l'avenir électoral de Poutine paraît radieux", a avancé le chef de la diplomatie française sur RTL.
"Tout cela mérite une explication, cela paraît très inutile et ne donne pas une belle image de la Russie", a avancé Bernard Kouchner, qui n'a pas voulu qualifier le régime de Vladimir Poutine de dictature. "L'élection se fait, il y a des partis d'opposition malmenés c'est vrai mais n'oublions pas d'où vient la Russie".
Le ministre français des Affaires étrangères a rappelé qu'"il y a 20 ans la Russie était dans une situation de dictature vraie, une économie en bas, des gens extrêmement malheureux". "On ne change pas en moins d'une génération tout un régime et des habitudes".
"Il faut se ressaisir. La Russie veut occuper sa place, une grande place dans l'histoire contemporaine: il faut pour cela qu'elle évolue et qu'elle ne semble pas menaçante", a-t-il ajouté. "C'est un régime solide, où la parole compte beaucoup et où le responsable M. Poutine a beaucoup beaucoup de pouvoirs".