Dans un entretien publié mardi dans le quotidien "Diario de Noticias", Goncalo Amaral affirme que la police britannique suit des pistes qui ont été "créées et cultivées" par les parents, Kate et Gerry McCann, afin de lever les soupçons qui pèsent sur eux. "La police britannique travaille seulement sur ce que les McCann veulent et sur ce qui leur convient", estime-t-il.
Dans l'après-midi, la police annonçait dans un communiqué que l'enquêteur était retiré de l'affaire, sans dire pourquoi. Le ministre de la Justice Alberto Costa s'est refusé à tout commentaire.
Une porte-parole de la police du Leicestershire, dont la juridiction couvre la ville natale des McCann, dans le centre de l'Angleterre, s'est contentée de déclarer que ses services "continueraient à soutenir les autorités portugaises" dans leur enquête.
Un des deux avocats portugais des McCann, Carlos Pinto Abreu, a confié sur TSF, une radio de Lisbonne, que les propos de M. Amaral étaient "de très mauvais goût" et ne servaient à rien pour l'enquête.
Les McCann ont toujours dit qu'ils n'avaient rien à voir avec la disparition de leur fille, affirmant que celle-ci a été enlevée.
Madeleine, quatre ans, a disparu le 3 mai dernier, alors qu'elle était en vacances avec sa famille au Portugal. Les parents avaient laissé la fillette en compagnie de ses frère et soeur, des jumeaux âgés de deux ans, seuls dans leur chambre d'hôtel, pour se rendre dans un restaurant à l'intérieur du complexe hôtelier à Praia da Luz, dans la région de l'Algarve (sud du Portugal).
Les parents de Maddie ont été déclarés suspects après l'annonce de la découverte de l'ADN de Madeleine sur des traces retrouvées dans une voiture louée par les parents, plus de trois semaines après sa disparition. Mais le chef de la police portugaise, Alipio Ribeiro, a ensuite déclaré que les analyses pratiquées sur ces traces n'étaient pas concluantes.