Dans leur délibéré en date du 5 février dernier, les juges de la 17e Chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Paris ont estimé que les propos tenus par l'animateur vedette de TF1 le rendaient "coupable de diffamation publique envers un particulier" et le condamnent à une amende délictuelle de 500 euros avec sursis.
Les propos incriminés tenus par l'animateur, qui avait reconnu les faits à l'instruction, avaient été prononcés au cours de l'émission de Fun Radio "Cauet déchire" en mai 2006, puis largement retranscrits par le mensuel "Entrevue" de juillet 2006.
Ce sont les termes relatifs à l'enrichissement supposé d'Omar Harfouch grâce à "des ventes illégales d'armes en Angola" et ceux liés à son statut de "milliardaire ukrainien" ne pouvant "être dans la légalité" qui ont été jugés diffamatoires à l'égard du plaignant.
Coprévenu dans cette affaire, le mensuel "Entrevue" est également condamné à une amende de 500 euros et devra verser solidairement avec Sébastien Cauet un euro de dommage-intérêt à l'homme d'affaires.
Cauet et "Entrevue" ont en revanche été relaxés du chef d'injure publique envers un particulier à raison de son origine, le lien établi par l'animateur entre l'origine libanaise d'Omar Harfouch et un supposé régime alimentaire (les sandwiches "kebab") n'ayant pas été retenu comme injurieux. L'homme d'affaires, découvert par le grand public en 2006 dans l'émission de télé-réalité "Sortez-moi de là, je suis une célébrité!" a par ailleurs été débouté de sa demande de publication judiciaire.