La juge Guylaine Tremblay a donc rendu une sentence à mi-chemin entre les suggestions faites par les procureurs. Me Jacques Lacoursière avait plaidé pour une absolution conditionnelle alors la procureure de la Couronne chargée du dossier, Me Martine Tessier, réclamait douze mois de prison ferme.
A l'origine, Paul-André Bellefeuille était accusé de deux crimes de même nature. Mais la preuve dans un des dossiers n'a pas convaincu la juge Tremblay. Restait donc l'agression survenue sur une adolescente. Le tribunal a considéré le fait que Bellefeuille était lourdement intoxiqué par l'alcool au moment de commettre son crime.
La juge Tremblay a mentionné à quelques reprises que l'accusé n'avait manifesté aucuns remords face à ce qu'il avait fait et qu'il niait même avoir commis des attouchements sur la victime.
Pour la présidente du tribunal, cela contribue au sentiment de culpabilité de la victime qui se croit perçue comme une menteuse parce que Paul-André Bellefeuille s'érige en victime d'un coup monté et clame son innocence.
Paul-André Bellefeuille devra se soumettre à un couvre-feu entre minuit et 6 h tous les jours pendant les six mois de sa sentence. Son nom sera inscrit pendant 20 ans au registre national des délinquants sexuels. Il devra également accomplir 100 heures de travaux communautaires et ne pas entrer en contact avec la jeune victime.