Cet affrontement a eu lieu dans la province de Sirnak, près de la frontière turco-irakienne. Selon le site Web de l'armée, les forces turques ont ensuite bombardé un secteur proche de la frontière pour tenter d'empêcher les rebelles de s'échapper vers leurs bases arrière dans le nord de l'Irak. Une opération était en cours pour poursuivre les séparatistes.
Dans la nuit de vendredi à samedi, un précédent affrontement dans une zone montagneuse de la province de Sirnak s'était soldée par la mort d'un séparatiste, et trois soldats avaient été blessés, selon les services du gouverneur provincial.
Par ailleurs, une explosion dans une poubelle à Istanbul a fait cinq blessés, dont un policier, dimanche soir, rapporte l'agence de presse Dogan. L'explosion a été déclenchée sur le passage d'une voiture de police.
Ankara fait pression sur l'Irak et les Etats-Unis pour qu'ils s'attaquent aux bases arrière du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) au Kurdistan irakien, et envisage une opération militaire transfrontalière pour s'en débarasser.
Washington s'oppose à toute intervention militaire de la Turquie, qui a signé un pacte anti-terroriste avec l'Irak il y a quelques jours. Cet accord n'autorise pas Ankara à envoyer des troupes dans le nord de l'Irak.
Dimanche, l'armée turque a défini 27 "zones de sécurité" dans l'est et le sud-est de la Turquie, où se rejoignent ses frontières avec l'Irak et l'Iran. Ces zones seront interdites aux civils à compter de mardi et jusqu'au 10 décembre, certains experts estimant que la mise en place de ces zones-tampon ferait partie des préparatifs d'une éventuelle intervention en Irak.