Branislav Ristivojevic, conseiller du premier ministre serbe, a déclaré que son gouvernement ignore qui Pieter Feith représente, "qui l'a autorisé à venir au Kosovo, quelle est la base juridique de sa présence au Kosovo, et à quel titre il tente de traiter avec Belgrade".
Les relations entre l'Union européenne et la Serbie se sont considérablement tendues depuis la reconnaissance par plusieurs de ses membres, dont la France, de l'indépendance du Kosovo, déclarée unilatéralement le 17 février dernier.
Belgrade a déjà protesté auprès des Nations unies contre la mission militaire de l'UE, forte de 1800 hommes, qui doit remplacer l'administration onusienne au Kosovo.
Plusieurs ministres nationalistes serbes ont vivement critiqué Bruxelles, mais certains membres du gouvernement issus de partis pro-occidentaux ont souligné que l'objectif principal de la politique extérieure serbe demeure l'adhésion à l'UE.
Par ailleurs, en Suède, membre de l'UE, environ 600 personnes se sont rassemblées dans les trois plus grandes villes du pays pour exhorter le gouvernement à ne pas reconnaître l'indépendance du Kosovo. Les manifestations à Stockholm, Malmo et Goteborg étaient organisées par l'Organisation des jeunes serbes de Suède.
Stockholm devrait reconnaître l'indépendance du Kosovo à l'issue d'une réunion d'une commission parlementaire la semaine prochaine.