Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, qui présidait les discussions dans la ville de Syrte aux côtés du président soudanais Omar al-Béchir et du président tchadien Idriss Déby, a exprimé "l'espoir qu'il s'agisse de la dernière étape du processus de paix au Tchad".
"Je garantis que tous les signataires respecteront l'accord", a-t-il ajouté.
Les discussions étaient parrainées par la Libye et le Soudan.
L'accord a été signé par le Rassemblement des forces pour le changement, la Concorde nationale tchadienne et deux factions de l'Union des forces pour la démocratie et le développement.
Aux termes de cet accord de paix, les parties sont convenues d'un cessez-le-feu immédiat, d'une amnistie pour les personnels militaires et civils et de la libération de l'ensemble des prisonniers des deux camps.
Les rebelles ont obtenu le droit de créer des partis politiques, ils partageront le pouvoir au sein du gouvernement et seront autorisés à rejoindre l'armée et les forces de sécurité.
Le ministre tchadien chargé des Infrastructures Adam Younsmi a signé l'accord de paix au nom du gouvernement, comme il l'avait fait pour le règlement préliminaire, paraphé début octobre.