En 2001, 43,4 pour cent des francophones se disaient bilingues. Lors du dernier recensement, en 2006, ce pourcentage avait baissé à 42,4 pour cent. Une diminution a été constatée dans presque toutes les provinces et territoires.
Statcan s'explique mal ce renversement de tendance, en particulier à l'extérieur du Québec où le nombre de "transferts linguistiques" par des francophones qui adoptent l'anglais est très élevé depuis des années.
D'après l'organisme, un message en français contenant de fausses informations qui a circulé dans Internet un mois avant le rencensement de 2006, pourrait être en partie responsable du phénomène.
Ce courriel incitait les francophones bilingues à ne pas dire qu'ils connaissaient les deux langues officielles afin, soit-disant, d'éviter que le gouvernement fédéral ne diminue les services aux francophones.
Le message a circulé pendant des semaines partout au Canada et Statcan estime que ses démentis dans les médias n'ont pas suffi à rectifier le tir.
A la lumière des résultats du recensement, l'agence croit que le message a influencé les déclarations de certains francophones à la question sur la connaissance des langues officielles.
D'après Statcan, les données surestiment probablement le nombre de personnes parlant français seulement et sous-estiment le nombre de ceux qui connaissent aussi l'anglais.