Le rapport de l'agence fédérale, obtenu en vertu des dispositions de la Loi sur l'accès à l'information, porte sur une enquête entreprise en février, après qu'eut été soulevée, dans un reportage, la possibilité que de fausses données se soient retrouvées dans les formulaires du recensement de 2006.
L'enquête a permis de mettre à jour au moins un cas de fausse date de naissance, à Halifax. Elle n'a cependant pas permis de prouver qu'une recenseure de la Colombie-Britannique s'était fait conseiller d'écrire des noms fictifs sur les questionnaires de gens qu'elle n'arrivait pas à rejoindre chez eux.
Anil Arora, directeur général de la direction du programme du recensement à Statistique Canada, a assuré que la qualité des données du recensement de 2006 n'avait pas été compromise.
M. Arora a toutefois indiqué que malgré cela, l'agence tentait de déterminer si les procédures en place pouvaient être améliorées.
La controverse à ce sujet a éclaté en février lorsque la recenseure Sharon Newton, de Chilliwack, en Colombie-Britannique, a affirmé à un diffuseur qu'on lui avait demandé d'inventer des noms afin d'avoir le nombre suffisant de formulaires remplis.
Bien que le nom de Mme Newton ne soit pas mentionné dans le rapport de Statistique Canada, il y est écrit qu'elle a affirmé à l'enquêteur avoir écrit des informations obtenues auprès de voisins de personnes impossibles à rejoindre, mais qu'elle n'avait pas inventé de noms.