M. Guilbeault affirme qu'il a plusieurs projets en tête qu'il fera connaître ultérieurement. Il a toutefois indiqué qu'il n'a aucun intérêt, pour l'instant, à mener une carrière politique.
"Peut-être que j'en ferai un jour, mais ce jour-là n'est pas arrivé et n'arrivera pas dans un futur prochain", a dit vendredi M. Guilbeault à propos de la politique.
"Je vais continuer à travailler sur les changements climatiques. Dans certains cas, ça va ressembler à ce que je faisais déjà et dans d'autres cas ce sera probablement un peu différent. Je vous dis ça au conditionnel parce que je ne sais pas exactement encore ce que je vais faire, mais il y a quelques projets sur la table", a-t-il ajouté.
En dix ans, Steven Guilbeault a contribué à d'importantes percées sur de nombreux enjeux environnementaux. Responsable de la campagne Climat et Energie depuis 1997, directeur de Greenpeace au Québec depuis six ans, il compte plusieurs réalisations à son actif. Il a notamment escaladé la tour du CN à Toronto, en 2001, pour protester contre le retrait des Etats-Unis du Protocole de Kyoto et faire pression sur Ottawa pour le ratifier.
Il a participé au Sommet de la Terre de Johannesburg, en 2002, ainsi qu'à la presque totalité des conférence sur le Protocole de Kyoto depuis 1997. En 2005, il a participé, à bord d'un navire de Greenpeace, à une expédition pour constater la fonte des glaciers. Il fut également l'un des architectes, en 2006, du Plan vert de lutte aux changements climatiques du gouvernement du Québec.
Après dix années de militantisme, il dit constater que les questions environnementales sont devenues prioritaires pour les Canadiens.
"C'est exponentiel à quel point aujourd'hui on s'intéresse beaucoup plus à ces questions-là, a dit M. Guilbeault. On en parle beaucoup plus, et de plus en plus on commence à agir. Le contraste avec le moment où j'ai commencé à Greenpeace, en 1997, est vraiment frappant. C'est très encourageant."