Les responsables de l'application de la loi et les législateurs avancent que davantage de fonds sont nécessaires pour compter sur des agents en plus grand nombre et une technologie fiable le long des 6437 kilomètres de frontière. Sans les uns et l'autre, il est impossible de traquer tout ce qui est repéré par les détecteurs ou de savoir qui - ou quoi - entre aux Etats-Unis.
Les autorités refusent de dire combien de détecteurs de mouvement sont enfouis le long de la frontière, invoquant des questions de sécurité. Brent Zimmerman, superviseur au sein des services américains de surveillance des frontières, a toutefois indiqué ne pas faire entièrement confiance aux détecteurs parce qu'ils sont difficiles à entretenir et qu'ils fonctionnent au moyen de piles.
Michelle Bacon, agente de ces mêmes services dans le secteur du Dakota du Nord et du Minnesota, a quant à elle affirmé que les détecteurs étaient désuets et sensibles à leur environnement.
Selon Earl Pomeroy, représentant démocrate du Dakota du Nord, le système en place n'est pas près d'être amélioré, la technologie nécessaire demeurant en voie de développement ou n'ayant pas été subventionnée.
En 2006, 6599 arrestations ont été effectuées à la frontière entre le Canada et les Etats-Unis, comparativement à un million le long de celle entre les Etats-Unis et le Mexique.