"En fait, les insurgés quittent le district d'Arghandab parce que l'environnement leur est devenu très peu favorable", a expliqué le major Eric Landry, responsable de la planification pour les militaires canadiens en Afghanistan.
"Et nous savons aussi qu'ils ne reçoivent pas de renforts."
"Ils tentent de laisser des poches de résistances mais elles sont très inefficaces et nous les repoussons hors du district d'Arghandab", a indiqué le major Landry aux journalistes à l'aéroport de Kandahar.
Environ 300 militants talibans ont participé à la bataille pour Arghandab, à quelque 25 kilomètres au nord de Kandahar. Au moins 50 d'entre eux ont été tués, tandis que 50 autres ont été blessés après trois jours de violents combats avec les forces canadiennes, américaines et afghanes. Un soldat afghan et trois policiers afghans ont aussi été tués.
Les talibans espéraient tirer profit de l'incertitude régnant dans le district depuis le décès, le mois dernier, du mollah Naqib, un important chef qui s'opposait fermement aux talibans. Il est mort d'une crise cardiaque.
Les insurgés tentent depuis longtemps de contrôler une route directe vers Kandahar, la deuxième plus grande ville du pays qui était autrefois une forteresse talibane.
Le gouverneur de Kandahar, Asadullah Khalid, qui a mis fin prématurément à ses vacances pour superviser la bataille contre les insurgés, a organisé une rencontre du conseil communautaire jeudi à Arghandab en compagnie du fils de Naqib, Kareemullah Naqibi, récemment nommé par le président Hamid Karzai pour succéder à son père.
La rencontre rassemblait des chefs de villages ainsi que le lieutenant colonel Bob Chamberlain, chef de l'équipe canadienne provinciale de reconstruction à Kandahar.
Environ 53 000 personnes vivent dans le district d'Arghandab. Environ 15 000 d'entre eux pourraient avoir quitté la région en raison des combats.