Sa progression du mois dernier est toutefois plus faible que la moyenne de 2,0 pour cent observée durant toute l'année dernière et "de beaucoup inférieure au rythme effréné des huit premiers mois de 2006", signale l'agence fédérale.
Le mois dernier était le deuxième consécutif où les coûts dits de remplacement de l'habitation croissaient de 8,2 pour cent. Depuis le mois d'août, cet élément a chaque fois renchéri d'au moins 8,0 pour cent en écart annuel. La demande de maisons neuves était forte dans l'Ouest, l'agence souligne la "croissance fulgurante" de 43,1 pour cent du coût de remplacement en Alberta, en décembre.
L'IPC du mois dernier tenait aussi à l'essence alors que, pour compenser, les facteurs à la baisse incluaient un autre recul du gaz naturel, grâce au temps doux.
En excluant l'énergie, l'IPC annuel avançait de 1,7 pour cent en décembre, encore là à cause des prix du logement. L'indice dit de référence, qui omet huit secteurs jugés volatiles par la Banque du Canada, grimpait de 2,0 pour cent par rapport à décembre 2005, une allure atténuée par rapport à celle 2,2 pour cent en novembre.
Au Québec et en Ontario, le taux global de l'IPC était de 1,1 pour cent tandis qu'au Nouveau-Brunswick, l'inflation sur 12 mois n'était que de 0,7 pour cent.
A Montréal, le groupe Desjardins croit que ce bilan "amène des interrogations" sur la politique monétaire de la banque centrale pour les mois à venir. La Banque du Canada disait, la semaine dernière, que l'IPC de référence chuterait à 2,0 pour cent au premier semestre de 2007, a rappelé mardi l'économiste François Dupuis, de Desjardins, dans un communiqué. Or voilà que la prévision "s'est concrétisée plus tôt". Néanmoins, la banque centrale devrait garder "un ton plutôt neutre" pour son analyse et favoriser le statu quo dans les taux d'intérêt.
De son côté, la Banque Nationale est d'avis que "les tensions inflationnistes restent très timides". De fait, seules l'Alberta et la Colombie-Britannique ont connu une inflation plus vive que la moyenne nationale de 1,6 pour cent, d'où des risques d'inflation qui "restent limités", écrit l'économiste Stéfane Marion dans une note diffusée mardi.
Par ailleurs, en écart mensuel, Statistique Canada calcule que l'IPC a crû de seulement 0,2 en décembre, poussé par l'essence qui augmentait de 4,1 pour cent, après plusieurs mois de baisse. A l'inverse, les rabais sur les ventes du temps des Fêtes ont rendu moins cher de 5,4 pour cent le vêtement pour dames, pareil recul ne s'était jamais vu auparavant en décembre dans ce segment; le vêtement pour hommes s'est replié également, de 4,1 pour cent.
Voici le taux par province ou territoire. Le chiffre du mois précédent figure entre parenthèses:
-Terre-Neuve et Labrador 1,2 (0,9)
-Ile-du-Prince-Edouard 1,5 (0,3)
-Nouvelle-Ecosse 0,8 (1,1)
-Nouveau-Brunswick 0,7 (0,2)
-Québec 1,1 (1,0)
-Ontario 1,1 (1,1)
-Manitoba 1,6 (1,7)
-Saskatchewan 1,4 (1,3)
-Alberta 4,7 (3,7)
-Colombie-Britannique 2,1 (1,5)
-Whitehorse, Yukon 0,0 (-0,7)
-Yellowknife, T.N.O. 0,6 (-0,2)
-Iqaluit, Nunavut 2,0 (1,3)