En dévoilant ce résultat, mardi, Statistique Canada a indiqué que les pressions à la hausse des prix sont venues en grande partie des augmentations de coûts associées au logement en propriété, de même que des prix de l'essence plus élevés. Elles ont toutefois été partiellement atténuées par le fléchissement du prix du gaz naturel.
D'un mois à l'autre, les prix à la pompe ont augmenté pour un quatrième mois consécutif. En moyenne, les prix de l'essence se sont accrus de 5,5 pour cent.
La variation sur 12 mois de l'Indice des prix à la consommation (IPC), sans les composantes énergétiques, a été de 2,1 pour cent, en mai, comparativement à la hausse de 2,3 pour cent affichée en avril.
Quant à l'indice de référence de la Banque du Canada, il a augmenté de 2,2 pour cent en mai, comparativement à mai 2006, en net repli par rapport à la hausse de 2,5 pour cent affichée en avril.
Cet indice est utilisé par la Banque du Canada pour surveiller la cible de maîtrise de l'inflation. La banque centrale aime le voir osciller autour de 2 pour cent, mais il est supérieur à ce niveau depuis juillet dernier.
"Cette baisse risque toutefois d'être insuffisante pour empêcher la Banque du Canada de procéder à une augmentation de 25 points de base de ses taux d'intérêt directeurs en juillet prochain. C'est que la variation annuelle des prix des aliments et du logement demeure à des niveaux relativement élevés", précise Desjardins études économiques.
La Banque Nationale estime de son côté que le répit enregistré en mai n'est que passager.
"La décélération des deux indices en mai est passagère, provenant d'un mouvement temporaire il y a 12 mois. (...) La convergence des deux indices en mai est aussi passagère. A l'avenir, avec des hypothèses extrêmement prudentes des variations mensuelles limitées à 0,1 pour cent des deux indices, l'inflation selon l'IPC atteindrait 3 pour cent en décembre prochain", écrit l'institution financière dans une note acheminée aux médias.
Seulement trois provinces ont enregistré des augmentations supérieures à la moyenne nationale, soit l'Alberta (5 pour cent), la Saskatchewan (2,7) et le Manitoba (2,3). Les résidants du Québec, de l'Ontario et de la Colombie-Britannique, eux, ont connu des augmentations de prix inférieures à la moyenne nationale. Au Québec, l'inflation était estimée à 1,6 pour cent.
Au Nouveau-Brunswick, la variation était de 1,4 pour cent.
Voici les chiffres par province tel que fournis par Statistique Canada mardi, le taux du mois précédent étant entre parenthèses:
-Terre-Neuve-et-Labrador 0,7 (1,4)
-Ile-du-Prince-Edouard 1,2 (1,4)
-Nouvelle-Ecosse 1,7 (1,4)
-Nouveau-Brunswick 1,4 (1,1)
-Québec 1,6 (1,4)
-Ontario 1,9 (1,8)
-Manitoba 2,3 (2,2)
-Saskatchewan 2,7 (2,4)
-Alberta 5,0 (5,5)
-Colombie-Britannique 1,7 (1,9)
-Whitehorse, Yukon 1,9 (1,7)
-Yellowknife, T.N.-O. 3,1 (2,3)
-Iqaluit, Nunavut 3,1 (3,1)
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Voici les chiffres par ville tel que fournis par Statistique Canada mardi, le taux du mois précédent étant entre parenthèses.
L'agence avertit toutefois que les données peuvent fluctuer de façon importante puisqu'elles sont basées sur des échantillons modestes.
-Saint-Jean, T.-N.-L., 0,7 (1,3)
-Charlottetown-Summerside, 1,4 (1,5)
-Halifax, 1,8 (1,5)
-Saint-Jean, N.-B., 1,2 (1,0)
-Québec, 1,3 (1,1)
-Montréal 1,7 (1,5)
-Ottawa 1,9 (1,9)
-Toronto 2,0 (1,9)
-Thunder Bay, Ont., 0,9 (0,9)
-Winnipeg, 2,2 (2,2)
-Regina 2,5 (2,4)
-Saskatoon 2,6 (2,5)
-Edmonton 4,5 (5,0)
-Calgary 5,0 (6,0)
-Vancouver 2,0 (2,3)
-Victoria 0,9 (1,3)